Début de bilan

Québec, le 17 mai 2015

L’angoisse revient ce matin! L’angoisse de la semaine qui s’en vient, les rencontres de médiation, les tensions, la préparation « logistique » de la séparation, le stress et l’anxiété financière, quoi faire pour occuper les enfants cet été, la garde des enfants, leurs vacances, le partage des biens, l’auto, la maison, l’insécurité financière. Je suis découragé. J’essaie d’y aller une journée à la fois, mais c’est dur. Je n’ai même pas idée de ce que je vais faire aujourd’hui, mais j’angoisse sur aujourd’hui! C’est décourageant et je n’en vois pas le bout.

Je l’aimais et je me donnais entièrement. Je l’aurais aimé toute ma vie malgré le fait que je n’étais pas capable de lui dire pourquoi je l’aimais. Je l’aimais et c’est tout. Je ne voulais pas y attacher une raison particulière. J’étais cependant incapable d’admettre que notre relation ne répondait pas à mes besoins car j’avais renoncé, longtemps avant notre première rencontre, à établir mes propres besoins dans une relation amoureuse, autre que le besoin de me sentir aimé et désiré. J’étais aveuglé par une sorte de dépendance affective, finalement.

Il y a quelques semaines, j’ai commencé à faire l’ébauche d’un bilan de notre relation, puis à établir une liste de mes besoins dans une relation amoureuse. Je me rends compte aujourd’hui, en regardant cette liste, que notre relation ne répondait pas vraiment à certains de mes besoins fondamentaux. Il y avait bien sûr un sentiment d’amour, l’attachement, des goûts similaires, l’attirance physique, des valeurs familiales communes pour les enfants. Mais notre amour manquait de profondeur, de son côté comme du mien. On était quand même bien ensemble; on a vécu une belle histoire et nous avons fait un beau bout de chemin. Je n’ai aucun regret à ce propos. C’est dommage que ça se termine.