Prisonnier libre

(3 février 1992)

Immobile comme un lointain temple d’Orient
Dont l’érosion du temps n’a fait que sable
Villes neuves faites de ciment
S’écrouleront par leurs faux-diables

La carte de ce monde imaginaire
Retrouve l’égaré dans son univers réel
Il suit le rythme d’une chanson sans air
Oubliant parapluie et ombrelle

Ces sommets qui semblent si loin
Sont à la portée des mains de mon âme
Prisonnier de solides liens
L’épée laisse montrer sa lame